Le portrait de saint Jérôme 

Saint Jérôme appartient au « quatuor » des Pères latins, avec le titre de docteurs de l’Église. Il est reconnu pour avoir traduit l’Ancien Testament de l’hébreu au latin, ce qui donna naissance à La Vulgate de Saint Jérôme. Vers 372, il part pour l’Orient où il parcourt le désert de Chalcis avant de regagner les villes. Dans les représentations de saint Jérôme, ses attributs sont l'ermite pénitent, le savant penché sur ses livres, le dévot de la Nativité ainsi que l'homme d'Église. Il est souvent accompagné d'un lion. Ces représentations reprennent la figure d'un Saint aux fonctions exemplaires (l'ascète et le docteur) et ainsi que les lieux symboliques de son histoire tels que Bethléem et Rome, « villes saintes » de l'Incarnation et de l'Église. Ses représentations pendant la Renaissance sont celles d'un homme de lettres, d'un savant, d'un humaniste. 

Il est souvent représenté dans son cabinet avec des livres, tel que dans l’oeuvre suivante : 

Antonello de Messine, Saint Jérôme dans son étude, 1474,
huile sur panneau de tilleul, 45,7x36,2cm, Londres, National Gallery
Source : National Gallery, London, via Wikicommons

Par la suite, vers le XVIe siècle, le saint est représenté de deux manières : soit sous l’image d’un pénitent tourmenté, soit sous l’image d’un cardinal fastueux.