Sainte Catherine : une martyre chrétienne

Catherine d’Alexandrie est la fille du roi Coste. Dès son plus jeune âge, elle est éduquée aux arts libéraux et à la chrétienté. Elle rencontre l’empereur païen Maximin lors d’une cérémonie de sacrifices aux idoles, l’empereur est alors frappé par sa beauté et sa science. Après la fête, il tente de la convertir avec l’aide de savants, mais Catherine refuse de renier sa foi. Suite à son rejet, Maximin décide de la dénuder, de la battre et de l’enfermer dans une prison où elle est soignée et nourrie par des anges. Elle est condamnée au supplice de la roue après que l’empereur constate le peu d’effets que ses mauvais traitements ont sur la sainte. La roue se brise alors miraculeusement. Maximin fait finalement décapiter Catherine aux alentours de l’année 310.

« Après quoi la sainte eut la tête tranchée, et de son corps jaillit du lait au lieu de sang » - Jacques de Voragine, La légende dorée.

Peter Paul Rubens, Le martyre de sainte Catherine, v.1615,
huile sur toile, 372x249cm, Lille, Palais des Beaux-Arts.
©RMN-GP – cliché Stéphane Maréchalle

On retrouve au Palais des Beaux-Arts d'autres représentations de sainte Catherine et de son martyre, datant de différentes époques. Ici, Rubens représente les préparatifs précédents le martyre. On voit sainte Catherine au centre vêtue d'un drapé violet, une femme est sur le point de lui bander les yeux tandis qu'une autre lui relève les cheveux pour la préparer à sa décapitation.