Le mouvement des hanches ainsi que les plis en tuyaux tombant en cascade sur la jambe d'appui, permettent d’imprimer à la figure un certain dynamisme. On retrouve ce type de composition dans une statuette datant de la fin du XIVe représentant sainte Catherine et conservée au Louvre. Dans ce modèle, on observe les mêmes plis en cascade et en épingle au niveau du ventre, tout comme les retombée du drapé au niveau des pieds de la sainte. La posture similaire permet aussi d’appuyer une hypothèse selon laquelle notre statue s’appuyait sur l’épée jadis complète, comme dans la statuette du Louvre.
Cependant, on ne retrouve pas de plis en tuyaux dans cette statuette. Ce détail est visible sur la statue de sainte Catherine d’Alexandrie réalisée par André Beauneveu entre 1374 et 1384. On note ici tous les aspects déjà évoqués : la posture, le retombé des drapés, les plis en épingles en plus des plis en tuyaux.

Ce type de représentation est spécifique au XIVe siècle. En effet, dans les siècles qui suivent, les plis des drapés seront représentés complètement différemment, comme en atteste la sainte Catherine d’Alexandrie du Palais des Beaux-Arts datant du XVIe siècle.
