Suite à la défaite de la France face aux Prussiens en 1870, un besoin de commémoration se fait ressentir à travers la société française. C’est d’autant plus le cas pour la ville de Belfort qui se fit assiégé durant 103 jours (3 novembre 1870-18 février 1871). Le colonel Denfert-Rochereau est nommé gouverneur de la place de Belfort en 1870 et organise la consolidation des défenses de la ville. Ce dernier, accompagné de ses 15 000 hommes, décide de sortir de la ville pour se confronter directement aux Prussiens. Cette stratégie permet de repousser les Allemands pour un temps, mais ils reviennent avec des canons pour bombarder la ville durant 83 jours en tirant 5 000 obus par jours soit un total supérieur à 400 000 obus. La ville résista aux attaques prussiennes et seul l’ordre de réédition donné par le gouvernement de la Défense nationale mis fin à la lutte. En effet, l’armistice ayant été signé avec les Prussiens dès le 28 janvier 1871, la ville de Belfort a résisté 3 semaines de plus que la fin du conflit.
Cette lutte a permis à Adolphe Thiers (président du nouveau gouvernement) de négocier la conservation de l’arrondissement de la ville de Belfort, pourtant situé non loin de la frontière alsacienne, afin qu’elle reste sous le giron français durant la IIIe République.
Afin de rendre hommage à la résistance de la ville de Belfort, Auguste Bartholdi a été missioné afin de construire une sculpture monumentale sur le flanc de la falaise.